L'origine de la tong est égyptienne vers 3500 ans av. J.-C.. Au départ constituées d'une simple semelle rigide en papyrus tressé et dotée de lanières de cuir, les Égyptiens ont imaginé ces drôles de sandales pour pouvoir marcher sur le sable chaud égyptien sans se brûler.
Les Romains reprennent l'idée et les tongs de leurs impératrices sont coulées dans de l'or. À leur tour, les Indiens et les Perses, reprennent l'idée et la sculptent dans le bois et lui adjoignent un entredoigts, avant que la tong ne migre vers la Chine et le Japon où elle devient « zori » puis « geta » au XXe siècle.
Son usage s'est ensuite largement diffusé à l'ensemble de la planète, et notamment aux zones tropicales, où il peut être quotidien. C'est par exemple le cas au Brésil, où l'on trouve le premier producteur mondial, la société Alpargatas. C'est également le cas dans les régions françaises d'outre-mer, où la tong, appelée « samara », « savate », « savate deux doigts » ou « claquette », sert de chaussure d'intérieur ou pour la plage.
La tong présente le double avantage d'être peu coûteuse et adaptée aux climats chauds, laissant le pied presque nu.
On porte normalement la tong pieds nus, la bride entravant le port de vêtements dessous, à moins de porter des chaussettes à orteils.
La tong, aussi appelée gougoune au Québec ou encore savate dans la France d'outre-mer, est une chaussure formée d'une semelle sur laquelle sont fixées deux brides en Y dont l'extrémité passe entre les deux premiers orteils. Parfois appelée « string des pieds », la tong est une chaussure estivale et ludique. De nombreuses personnes se trompent en appelant tongs ce qui en réalité sont des mules. Il ne faut pas les confondre : la mule n'a pas de lanière séparant les deux premiers orteils du pied. Tong est un mot d'origine chinoise.